Minas Gerais : Belo horizonte

Pour notre semaine de vacances, nous ne savions pas trop où nous rendre. Nous avons donc demandé l’avis de nos amis brésiliens et une destination est revenue à chaque fois : le Minas Gerais. Après quelques recherches, nous avons décidé que nous irions là bas. Cela sera l’occasion de voir autre chose que le Brésil-plage !

Le Minas Gerais, « les mines générales » ont fait la richesse du pays jusqu’au 19e siècle grâce à un sol riche : or, diamants, pierres précieuses (dont la fameuse topaze impériale, clin d’œil à Martine, dont la seule mine au monde s’y trouve, rien que ça !).

J’avais prévu un super planning, avec trois étapes : Belo Horizonte, Ouro Preto et Tiradentes. C’était bien évidemment sans compter le fait que nous sommes au Brésil, et que les bus repérés deux semaines avant peuvent ne plus exister … Oui oui. Nous avons du annuler la dernière étape et sommes à la place retourner à Belo Horizonte, on nous avons profiter d’un super hôtel !

Nous arrivons donc à Belo Horizonte le samedi soir, après un vol turbulent (pour mon plus grand plaisir humhum…). Le séjour commence très bien : notre hôtel se trouve dans un endroit très charmant : une petite rue privative illuminée de guirlandes, dans laquelle on trouve des petits restaurants à l’ambiance tamisée et chaleureuse ! On tombe sur le gérant, Bruno, qui est vraiment très sympa et qui nous offrira « a french liquor » (un kir quoi) Nous profiterons bien de l’endroit ces deux premiers jours, à manger de bonnes pizzas au feu de bois faites par un chef italien et de délicieux sushis d’un chef japonais (rien que ça !)

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La petite ruelle de l’hôtel et ses restaurants

Le lendemain commence … plutôt mal ! Le petit déjeuner  compris dans le prix de la chambre doit être pris dans la « boulangerie » à côté. Nous sommes très déçus par la prestation et au moment de partir, la gérante veut nous faire payer en nous disant qu’elle n’a aucun arrangement avec l’hôtel. Après un appel à Bruno (et on remercie les brésiliens qui ont le réflexe de donner leur numéro perso) tout rentre dans l’ordre ! C’est sans compter les 30min passées à tenter d’ouvrir notre porte de chambre … On est aller chercher le gardien mais il n’a pas voulu se déplacer (Si si !!!), après un bon coup d’épaule, Damien a finalement réussi. Lorsque nous avons raconté notre mésaventure à Bruno il nous a expliqué que ce sont de très vieilles portes récupérées et que « old is cool ». Mouai. Quand ça marche quoi !

Direction le centre de Belo Horizonte. La première impression, qui ne saute pas forcément tout de suite aux yeux, est que la ville est beaucoup moins « étouffante » qu’à Rio ou Niteroi. Les immeubles sont beaucoup moins nombreux et surtout, la ville a été conçue à la fin du XIXe siècle en plan quadrillé à l’américaine. Pas de ruelles biscornues, ici les avenues sont des 2×2 voies et les trottoirs sont immenses. Il y a aussi de très nombreuses églises, que l’on aperçoit parfois coincées entre deux tours en verres !

Nous commençons par la visite du Mercado Central. Un endroit très …typique ! L’endroit nous a rappelé la feira de Sao Cristavao à Rio : un vrai capharnaüm. Dans cet immense marché couvert on trouve de tout, des animaux (pauvre petites bêtes entassées dans cages minuscules …), de la vanneries, des fruits, des bars, du fromages, des protéines etc. On a fait le tour, mais il y a beaucoup de monde, beaucoup d’odeurs (plus ou moins alléchantes …), beaucoup de bruit, du coup on se sent rapidement oppressé !

Nous nous sommes ensuite rendu à la Feira de Arte artesanato. Ici rien d’exceptionnel, nous avons été un poil déçus. Le plus impressionnant c’est la taille du marché ! Je n’avais jamais vu ça. Les stands sont « rangés » par types de produits vendus : la décoration, les vêtements, les bijoux, les chaussures, la nourriture etc.  J’ai trouvé qu’on était loin du marché artisanal, on trouve quelques babioles « typiques » dans les stands de déco, mais très décevant au niveau des fringues et des bijoux par exemple.

Nous sommes ensuite partis nous rafraîchir quelques instants au parc municipal, qui est plutôt incroyable ! Mise à part bien évidemment les sentiers aménagés on se croirait presque en pleine forêt tellement la végétations y est luxuriante.

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Le parc municipal

Nous avons fini la journée, toujours sous les conseils de Bruno, par une halte à la Praça Libertade. Un jardin très classique y est aménagé. Dans l’allée principale bordée de hauts palmiers sont exposées des oeuvres contemporaines. Le tour est rapidement fait, pas sûr que ce soit « the place to be » de Belo Horizonte !

J’ai eu une impression assez mitigée de cette ville … Il s’agit tout de même de la 3ème plus grosse ville du Brésil. Mais comme je le disais plus haut, on a plus une impression d’espace qu’à Rio, du fait des grandes avenues, des immeubles beaucoup moins nombreux et moins hauts. Mais surtout la ville est de manière générale beaucoup mieux entrenue. Elle est plus récente et cela a bien sûr un impact direct sur l’état des bâtiments. En revanche la pauvreté est très présente. Ici on a beaucoup croisé de sans abris, la plupart des bancs étaient d’ailleurs majoritairement utilisés en couchette. Et puis nous n’avons jamais été autant accosté qu’ici par des gens qui demandent un peu d’argent. Les sourires sont en revanche toujours présents sur les lèvres et personne n’oublie le fameux « tudo bom » !

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Plongée à Ilha Grande

S’il y a bien quelque chose que j’avais envie de faire au Brésil c’était une plongée. Après un baptême dans les eaux froides et troubles normandes et un an de cours en piscine, j’avais très envie de voir des fonds marins un peu plus exotiques ! Nous avons donc profité du magnifique cadre d’Ilha Grande pour sauter le pas, une première pour Damien.

Après une pré-réservation par mail, nous nous sommes rendus au club dès notre arrivée sur l’île. Nous sommes accueillis par une gentille brésilienne (qu’on comprend presque mieux lorsque nous parle portugais qu’anglais…). Elle nous explique le programme de la matinée puis nous explique que comme j’ai mon premier niveau, j’aurais le droit à deux plongées. En revanche, à mon grand étonnement, elle ne demande aucun justificatif. A la brésilienne quoi, tudo bom. Le départ est donné à 8h le lendemain matin.

Nous retrouvons notre groupe au club puis direction le bateau. Comme les autres couples (il n’y a que des couples !) nous allons sur le devant afin de profiter du paysage et éviter l’odeur de kérosène très présent à l’arrière. Nous longeons l’île et on en prend pleins les yeux. Nous passons par la « lagoa azul », le lagon bleu. L’eau est translucide ! A ce moment, tout baigne encore pour moi, je ne suis pas malade et je ne manque pas de le faire remarquer à Damien.

Une des accompagnatrices nous appelle pour qu’on la rejoigne à l’arrière. Elle explique à ceux qui font leurs baptêmes les règles de sécurité et le fonctionnement du matériel. Puis on commence à s’équiper. Là je commence à me sentir mal. A l’arrêt le bateau tangue bien trop à mon goût et j’ai beaucoup trop chaud dans ma combinaison … Je me dépêche donc de mettre la bouteille sur mon dos (j’avais oublié que c’était aussi lourd…) et je vais à l’eau. Ca va déjà mieux. Grâce à mon niveau, je peux accompagner Damien et son accompagnatrice seule. Cette plongée a tout simplement été incroyable. Il y a énormément de poissons : des rayés, à pois, des jaunes, des bleus, des noirs et blancs … L’accompagnatrice a l’œil, elle nous montre les hippocampes cachés dans les rochers, les étoiles de mers, les tortues immobiles. On joue avec les végétaux qui se referment quand on claque des doigts ou qu’on les touche. A notre grand étonnement, cette plongée est assez longue. On s’était préparé à quelque chose de plutôt court, et finalement nous irons au bout de la bouteille d’oxygène.

Nous remontons dans le bateau, d’autres couples prennent notre place. Et c’est là que ça devient beaucoup moins drôle pour moi … Je ne suis vraiment pas bien. Nous repartons ensuite pour se rendre au deuxième spot de plongée. Le trajet me paraît bien plus long qu’il ne l’ait réellement. On s’arrête enfin et on se prépare pour la deuxième plongée. L’accompagnatrice voit que je ne suis pas bien, je n’arrive même pas à m’équiper. Elle m’aide et me dit d’aller dans l’eau. Une fois tout le monde à l’eau et un dernier signe à Damien, nous plongeons. Cette fois-ci, comme nous avons tous un niveau, nous allons plus profond que la première fois. Il y a beaucoup moins de faune : les poissons sont peu nombreux. L’accompagnatrice tourne en rond pour chercher des choses à nous montrer dans les rochers et remonte de quelques mètres. A ce moment là, je ne sais pas trop ce qui m’arrive, très certainement parce que je ne me sens pas bien, je n’ai plus aucune notion de la distance, et au lieu de remonter de quelques mètres je me retrouve en quelques secondes à la surface. Ce qui est bien évidemment LA chose à ne pas faire. Je ne me sens vraiment pas bien mais je dois redescendre pour prévenir le groupe. Puis je remonte. Le tout bien trop vite, ce qui me vaut une belle crise d’angoisse. J’ai du mal à respirer, la combinaison m’étouffe, j’ai chaud, je bois la tasse. J’arrive à me calmer et nous replongeons, mais je ne profites pas vraiment. L’accompagnatrice s’efforce de me montrer des choses pour me changer les idées, mais ce que j’attends avec impatience c’est de retrouver la terre ferme !

De retour au bateau, Damien voit tout de suite que ça ne va pas. J’ai encore du mal à respirer, je bois la tasse, je panique. Les accompagnateurs me retirent mon équipement et ma combinaison et c’est avec soulagement que je ressens la fraîcheur de l’eau. A mon grand désespoir, il faut remonter dans le bateau où je vais rapidement m’endormir !

En conclusion, une superbe première plongée et une deuxième beaucoup mois agréable ! J’ai été un peu malade tout le reste de la journée, ce qui ne nous a pas empêché de faire une petite randonnée. Mais j’étais surtout très contrarié : j’étais si impatiente de faire cette activité et de retrouver toutes les sensations qui m’avaient plu dès la première fois !

Je vous laisse avec une petite vidéo, vous l’aurez compris, les images sont principalement celles de la première plongée =D. Pour la bande son qui va vous restez dans la tête toute la journée, c’est cadeau !

Ilha Grande : Lopes Mendes et Cie

Après notre journée plutôt chargée du Samedi (plongée et randonnée accompagnés d’un sympathique mal au cœur pour ma part …) nous étions légèrement fatigués le dimanche matin … Du coup on a pris notre temps et c’est seulement vers 10h que nous quittons la poussada. Nous recherchons alors un bateau pour se rendre sur la plage de Lopes Mendes. Il paraît que c’est LA plage de l’île, « le must » d’après le routard.

En route pour Lopes Mendes !

Le village d’Abraao ne manque pas d’agence proposant des excursions. On en choisit une qui propose un départ dans moins de 10min. On est large, le ponton n’est pas loin. On entre donc dans l’agence, on demande à la fille s’il y a encore des places.Mais elle n’arrive pas à joindre le conducteur du bateau. Une autre de ses collègues arrive, nous redemande ce que l’on veut, on re-explique, elle ré-essaie d’appeler mais toujours pas de réponse. Les deux filles sont zen, nous ne sommes pas non plus pressés, mais les départs d’excursions sont tous à la même heure, donc il faudrait vite savoir afin de trouver éventuellement un plan B. Une des deux brésiliennes finit finalement par se rendre directement au bateau pour voir s’il y avait de la place. Il y en a, on paye et on se dépêche. Le ponton est bondé de monde, il y a des dizaines de bateaux et en voit un avec le nom de notre agence partir … Un autre arrive cependant 5min après, on est sauvé !
On nous annonce qu’on sera en retard puisqu’on attend des personnes. Celles-ci arriveront 30 min en retard. Et c’est à ce moment là avec Damien, que l’on a pu observer que le cliché du gros beauf est international : canette de bière à la main, lunettes de kéké, casquette Ricard (bon OK, pas Ricard mais un truc du genre) et surtout, le premier à râler. Le mec du bateau propose en effet de repousser le retour de l’après midi d’une demi heure suite au retard pris ce matin ce à quoi Mr Ricard répond « Oh bah non, on a payé pour un retour à 16h30, on rentre à 16h30 [rire gras] ».

Le bateau démarre enfin. Nous longeons l’île jusqu’à une petite plage. En arrivant, la vue est superbe. L’eau est turquoise transparente et la plage se trouve au milieu de rien, on ne voit que la forêt (mais je vous rassure, ici aussi on trouvera un bar =D). Nous pensions être sur la plage de Pouso puisque l’agence nous avait dit que le bateau nous déposait sur cette plage. Cependant, alors que des françaises m’ont demandés si je pouvais me renseigner à propos des taxiboat pour elle (d’ailleurs je me demande toujours comment elles ont su qu’on était français … Mon accent doit être vraiment terrible !) on m’apprend que nous sommes sur la plage de Mangues.

Après être restés un bon moment dans l’eau et avoir mangé, nous partons donc vers la plage de Lopes Mendes. En chemin, nous passons sur la fameuse plage de Pouso, qui ressemble beaucoup à celle où nous avons débarqué. Le chemin s’enfonce ensuite dans la forêt. Ce sentier est le seul moyen d’aller à Lopes Mendes puisque tous les bateaux déposent les touristes aux mêmes endroits que nous. Du coup le sentier est très bien entretenu. Et heureusement, car nous sommes vraiment en mode plage : tong et paréo. En revanche ça grimpe sec, mais aujourd’hui nous avons prévu l’eau. Il faut ensuite redescendre, avec les tongs ce n’est vraiment pas évident !
Nous arrivons enfin sur la plage. Nous sommes à l’extrémité ouest, la bande de sable de blanc s’étend sur notre gauche. Celui-ci est tellement fin qu’il grince sous nos pas, on a presque l’impression de marcher sur de la neige. L’eau est d’ici d’un bleu glacier mais est en revanche plus agitée que ce qu’on avait vu jusqu’alors. Il y a d’ailleurs quelques surfeurs. Encore une fois, nous restons un bon moment dans l’eau, puis on s’endort sur le sable …

Encore une chouette journée !
A bientôt pour le récit de notre matinée plongée. Je vous emmènerai avec nous dans les fonds marins !

On vous embrasse

Ilha Grande : le village d’Abraao et ses alentours

Nous avons profité d’un week-end prolongé ici pour nous rendre sur l’Ilha Grande. L’île est classée réserve naturelle et est recouverte d’une forêt luxuriante et comporte des centaines de petites plages aux eaux turquoises et cristalline. Bref cette destination nous avait été conseillé à plusieurs reprises et on ne pouvait la louper !

Après une vingtaine de minute en navette rapide (où je n’ai pas été malade, première victoire !) nous arrivons au village d’Abraao. C’est le principal de l’île, comprenant la majorité des poussadas, tous les commerces ainsi que les départs pour les excursions. Ici pas de voitures, le seul moyen de locomotion est donc soit le bateau soit nos pieds, l’île étant ponctuée de nombreux sentiers de randonnées.

Nous voilà donc débarqués sur l’île, il fait nuit mais il y a beaucoup de monde. Les cariocas profitent des week-end pour se rendre ici, c’est LA destination ! Les terrasses des restaurants sont sur la plage, nous mangeons un très bon poisson grillé les pieds dans le sable accompagné des fameuses caïpirinha bien sûr !

Notre poussada est adossée à la forêt, nous dormons dans un des bungalows dispersés sous les arbres. Nous nous endormons aux bruits de la forêt (soit dit en passant, les singes s’en donnent à cœur joie la nuit …) loin de l’ambiance urbaine de Niteroi ! Petite frayeur avant de s’endormir : Damien me dit, l’air de rien, « Ohlala il y a une grosse sauterelle ». Je n’y fais pas trop attention, pensant qu’il se moque un peu de moi et de mon aversion pour les insectes (beurk beurk beurk). Et là, au moment d’éteindre la lumière, cri d’hystérie : mais c’est quoi cette sauterelle mutante ! Sans exagération, elle était aussi longue que ma main. Après une négociation, Damien finit par la mettre dehors !

Le samedi après-midi nous avons fait une petite randonnée pour aller à la cascade de Feiticeira. On ne la verra finalement pas, puisque nous avions fait une plongée le matin qui m’a rendu mal pour le reste de la journée (article à venir, je vous raconterai mon « exploit ») … Les sentiers sont bien entretenus, mais ça grimpe raide (ou ça descend raide),  il fait très chaud et on avait oublié l’eau. On a donc bifurqué pour le sentier de randonnée qui allait à la plage afin d’avoir le dernier taxiboat et éviter un retour. C’est assez incroyable, puisqu’on arrive sur une toute petite plage, au milieu de rien (nous avons quand même marché 2h pour y arriver) et pourtant, il y a pas mal de monde et surtout il y a des vendeurs de boissons … A la brésilienne quoi ! Vous êtes au milieu de rien et vous avez envie d’une bière fraîche ? D’un paquet de chips ? Pas de soucis c’est possible ! Heureusement nous arrivons en fin d’après midi et la plage se vide rapidement. Petite baignade sous le soleil couchant et nous repartons ensuite en taxiboat afin de rejoindre Abraao.

Nous nous sommes rendu le lundi matin avant de partir à la Praia Preta, la plage noire. Nous étions passés devant le samedi en allant faire la randonnée, mais il y avait tellement de monde qu’on ne s’était pas arrêté. Cette fois-ci, comme il était tôt, on a vraiment profité de l’endroit calme ! Le sable n’est pas vraiment noir, il y a en faite sur les abords de la forêt de la « poussière » de feldspath (et certainement d’autres minéraux). Elle se mélange au sable et créée des traînés noires lorsque la mer se retire.

A suivre, la magnifique plage de Lopes Mendes, une des plus belles du Brésil et notre excursion de plongée !

Bises à tous

Rio : Quinta de Boa Vista

Après presque 6 mois ici, ça y est j’ai enfin fait un musée !
Je me suis rendu dans le parc de Quinta de Boa Vista. Je pensais faire mes visites tranquillement, que nenni … Dans le parc, un carioca, Carlos, m’a demandé des infos sur le zoo et ne m’a pas lâchée ! C’était sympa de ne pas être toute seule, même si des fois il me tapait un peu sur le système.

Nous avons donc commencé par la visite du parc zoologique. On me l’avait vendu comme le plus beau du Brésil. À faire donc. Au final, ça a été une grosse déception … Il faut dire que quand on parle de zoo, j’ai en tête le magnifique parc de Beauval, alors évidemment la barre est haute.

J’ai trouvé le zoo mal entretenu, cela dit, à 10RS l’entrée (soit 2,25€ avec le cours actuel) on comprend qu’ils ne puissent pas faire de miracles ! Les cages sont très petites, le béton y est omniprésent. Les animaux ont l’air tellement tristes … La plupart bouge à peine : les singes restent agrippés aux grillages, les tortues sont immobiles dans leurs bassins qui semblent être remplis d’eau groupie … Les fauves tournent en rond dans les cages en grognant. Bref je ne m’y suis pas attardée et je sors un peu amer de cette visite.

Direction ensuite le musée national. Pour le coup, c’était une très belle surprise, même si j’aurais préféré que le fameux Carlos se taise un peu … Depuis la sortie du zoo il commence à m’agacer. Il parle beaucoup, beaucoup trop, à une vitesse folle, je ne comprends plus rien à ce qu’il raconte et ne fais plus d’effort pour le comprendre. J’aurais préféré prendre le temps pour la visite, la faire à mon rythme mais non, toutes les 5mins il m’appelait « Manu*, vient c’est par là »,  » Manu t’as vu ça ? » … Dans les salles archéologiques, il m’expliquait à quoi servaient des urnes funéraires ou bien ce qu’est une momie : « Eh Manu, je te jure ce sont des vrais corps hein, ce ne sont pas faux, ce sont des vrais !!! » oui oui je te crois… Il y mettait tellement du coeur que je n’ai pas osé lui dire que l’archéologie ça me connaissait un peu quand même 😉 ! Il m’a même expliqué que dans les coquillages il y a des bêtes et même qu’on appelle ça des mollusques…. Dingo non ?

Les collections sur les peuples d’Amérique du Sud sont vraiment superbes. Il y avait notamment des tenues de guerre ou de fêtes, des armes et autres objets de la vie quotidienne qui, si j’ai bien compris, proviennent de petites tribus vivant en Amazonie. En effet ces indigènes sont une source d’information non négligeable pour comprendre la manière dont on vivait ici il y a plusieurs centaines années puisque les techniques et les coutumes n’ont quasi pas évoluées.
J’ai regretté l’absence d’explications en anglais, car j’aurais aimé apprendre plus de chose à propos de ces cultures que je ne connais quasiment pas. C’est en sortant du musée que j’ai vu qu’on pouvait télécharger un audio-guide gratuitement sur le téléphone ! Je pense de toute façon y retourner, car j’ai contacté le laboratoire de conservation pour savoir s’il serait possible de le visiter. À suivre donc (croisez les doigts pour moi !)

* ici le son « on » n’existe pas. Les brésiliens n’arrivent donc pas à prononcer mon prénom, qu’ils ne connaissent d’ailleurs pas. Du coup ici, je suis Manu (prononcé Manoouuu) !

P.S : nouvelle fonctionnalité trop cool du blog, je peux créer des galeries et donc vous montrer plus de photos ! Cliquez sur les miniatures pour les agrandir et faire défiler la galerie complète.